Curaçao

Curaçao

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Cap à l’ouest

Nous quittons les Grenadines de Saint-Vincent pour prendre la direction de l’Ouest ! Des derniers au revoir aux bateaux copains, ceux-ci sont plus spéciaux que d’habitude. Nous savons qu’il est peu probable de nous revoir. Nos chemins se séparent ici. En partant plus à l’ouest, le nombre de voilier est plus faible. Nous recevrons de jolis bracelets d’un bateau copain, très touchés par ce geste, nous tournons notre regard pour voir plus loin, pour cacher nos émotions probablement aussi. La navigation commence tranquillement, le vent n’est pas celui annoncé, il est plus faible. La mer est très belle. Nous commençons cette traversée de la mer des Caraïbes sereinement. Les enfants jouent pendant que nous réglons les voiles que nous avons mis en ciseaux, le vent venant de l’arrière. Notre première fin de journée sera animée par un bateau de pêche qui largue des bouées, très probablement un filet dérivant. Cela nous tiendra sur le qui-vive une bonne partie de la nuit. Nos journées sont rythmées par les siestes, les jeux des enfants, les dessins animés, les repas, mais aussi par le réglage des voiles et les tours d’horizon toutes les 15-20 minutes. Le vent est très mou. Nous devions toucher du courant qui nous porte, mais celui-ci se fait attendre. Nous pensions mettre trois jours, mais ça sera très certainement quatre pour faire 470 milles. Nous toucherons finalement le courant que tard et pendant très peu de temps. Un oiseau vient nous porter compagnie durant la nuit, à cela s’ajoute des couleurs de ciel magnifique.

48 heures en mer et le vent n’est presque plus là. Nous sommes obligés de mettre le moteur pour avoir une vitesse correcte. Nos oreilles vibrent au rythme des vibrations du moteur et elles n’apprécient pas trop. Dès que possible nous tentons un arrêt et remettons les voiles. Essais infructueux ! Le moteur nous teste et nous fait une petite panne, mais Patrice ne se laisse pas avoir et trouve la panne de suite. Notre préfiltre à gasoil est encrassé, un nouveau est mis en place et c’est reparti.

Les enfants se portent bien en mer. Il faut dire que la mer est belle. Cependant, Camille a beaucoup d’énergie et doit toujours être en activité. Naël a plus de peine avec le bruit, cela fait quelques jours que nous sentons des difficultés. Nous le sentons moins en harmonie, il y a quelque chose qui le perturbe. Nous lui faisons des massages, cela travaille sur la proprioception et aide sur le stress et l’anxiété de notre fils autiste.

Un nouvel invité se joint à nous, un petit oiseau qui ne veut plus quitter l’intérieur de Niue. Le croyant être parti, nous le retrouverons le lendemain à l’entrée, bien camouflé.

On arrive

A quelques milles des côtes, les coast guard prennent contact avec nous. Ils veulent savoir nos intentions. Ils souhaitent également savoir si nous avons un test PCR et si nous sommes vaccinés. Ils nous aiguillent et nous prient d’aller nous mettre en zone C de Spanish Water, la zone de quarantaine. Nous arriverons vers 8h00 dans cette zone et nous attendrons l’arrivée des costs guard jusqu’à 17hoo. Par chance, Naël ne nécessite pas de test PCR contrairement à ce qu’on nous avait laisser entendre et le test pour nous adultes coûtera un peu moins cher, 70 dollars US contre 90 dollars US quelques semaines plus tôt. Nous aurons les résultats 24 heures plus tard. Les résultats en mains, les coast guard nous indiquent toute une procédure à suivre dans la ville de Willemstad, soit à 20 minutes en bus.

Ce fût une belle navigation, douce et sans stress. Les enfants un peu excités, nous confirment que les prochaines navigations vont être un vrai challenge et qu’elles vont être source d’apprentissage autant pour les enfants que pour nous. Nous cherchons encore comment nous pouvons les occuper, comment les canaliser un peu plus et travailler sur les spécificités de notre fils autiste.

Curaçao

Cette île située en mer des Caraïbes, connues avec ces deux îles voisines Bonaire et Aruba sous le nom des îles ABC, faisait partie jusqu’au 10 octobre 2010 de la fédération des Antilles néerlandaises. Depuis, c’est un état autonome du royaume des Pays-Bas. Elle compte environ 160’000 habitants. La capitale est Willemstad. Curaçao est une île multi-culturelle de par son passé, mais également très touristique. 3 langues officielles co-existent : le néerlandais, l’anglais et le papiamento, un créole avec un mélange des deux langues précédentes ainsi que l’espagnol et le portugais. L’espagnol est également couramment utilisé.

Le parcours du combattant

Pour effectuer les procédures d’entrée, nous serons aidés par un bateau copain que nous ne croiserons que quelques minutes, ils s’en iront le lendemain pour une nouvelle destination et comme nous étions en quarantaine, impossible de passer plus de temps ensemble ! Nous ne savons pour quelle raison, mais les formalités ne se font pas dans la ville située à côté de la zone de quarantaine, il faut aller dans la capitale et les bureaux de l’immigration et des douanes ne se situent pas du tout à côté l’un de l’autre. C’est un vrai parcours du combattant, surtout sous cette chaleur. Il faut bien compter plus d’une demi-journée. Nous remercions les nouvelles technologies que sont les smartphones et internet qui nous font toujours gagner du temps et nous facilitent la tâche. Pour allier administration et plaisir, nous profiterons de déambuler dans cette ville et de manger au restaurant. Une magnifique ville se dévoile à nous, séparée par un bras de mer où un pont flottant a été construit.

Le pont flottant

Nous sommes agréablement surpris du plaisir que l’on a à parcourir la ville. Vous auriez croisé dans nos regards des couleurs pastels à n’en plus finir. Notre iris a reflété à l’infini ces couleurs si douces, si charmantes, si harmonieuses et si apaisantes. Nous déambulons dans les ruelles, le sourire aux lèvres ; celui-ci voulait tout dire, ou simplement dire que nous étions bien ici et maintenant. Notre cœur s’est embellit de ces dizaines de couleurs pastels en voyant cette ville.

Heureux de cette découverte, nous retrouvons Niue au mouillage principal de l’île où nous pouvons y rester 3 mois au prix de 25 dollars US. Tous les autres mouillages sont payant à 25 dollars US pour 3 jours et à des dates prédéfinies ; un permis que vous devez vous procurer à côté de l’immigration à Willemstad, donc pas à côté ! Nous sommes donc à Spanish Water, c’est une sorte de mangrove, l’eau à l’air d’être claire mais le fond est vaseux.

L’eau ne donne pas envie de s’y baigner, de plus au vu du nombre de bateaux et du peu de mouvement d’eau du fait de l’entrée étroite de cette mangrove, nous ne nous y baignerons pas. Dommage car ici c’est l’endroit où nous aurons le plus chaud depuis le début du voyage. Le week-end surtout, les allers et venus de bateaux, speed boat et scooter de mers, rendent le mouillage bruyant et le plan d’eau agité. Nous ne retiendrons pas Curaçao comme belle destination pour son mouillage. Les enfants regrettent de ne pas pouvoir se baigner à l’arrière du bateau. Cette chaleur nous oblige à bien calculer nos sorties. Des randonnées en pleine journée ne sont pas conseillées. De ce fait, nous avons optimisé la recherche de plage à proximité :

Santa Barbara Beach, qui se trouve à l’entrée du chenal de Spanish Water. Une plage sympa, non loin d’un hôtel actuellement fermé pour travaux. C’est une plage de sable, idéal pour les enfants car le fond descend doucement. Des pontons se trouvent tout le long d’où ils peuvent sauter.

Tugboat Beach, l’eau y est belle mais c’est une plage de cailloux. De là, vous pouvez aller voir en snoerkeling une épave qui gît par environ 3-6 mètres vers la pointe sud. Un endroit assez particulier car de gros bateaux/cargos peuvent s’y accoster au sud de la baie. Le mélange y est drôle entre plongeurs, cargos, touristes et petit bar. Il y a la possibilité de s’y rendre en déposant l’annexe au fond de la zone C.

Caracas Baai, l’eau y est aussi très belle. Prenez vos palmes, masques et tuba, il y a de quoi se faire plaisir en snoerkeling au sud. Plage de sable et cailloux.

Directeurs Baai, jolie petite crique sauvage, mais prisée. Plage de corail mort. Attention les pieds, ça fait mal. Comme partout à Curaçao, l’eau est limpide.

Il y a également quelques marches à effectuer aux alentours dont une avec un joli point de vue sur toute la mangrove, le Kabrietenberg.

Nous avons ensuite rejoint Directeurs Baai en longeant la côte. Une jolie randonnée d’une heure et demi. Le sentier n’est pas toujours simple à trouver mais très beau. Vous marchez par moment sous la roche corallienne qui forme comme un semi tunnel.

Nous avons eu aussi écho de la ballade de Meditation Hike ; vous pouvez partir de Barbara Beach pour l’effectuer.

Depuis Spanish Water, nous avons visité le petit Fort de Beekenburg.

Et fait un tour en annexe dans la baie de Spanish Water. La partie Est est plutôt de la mangrove. Il y a des bras de mangrove, mais ceux-ci ont été clôturés pour empêcher l’entrée des bateaux, dommage. La partie Ouest est plutôt habitée avec des pontons privatifs et des marinas.

Mambo Bay

Nous nous y sommes rendus avec le bus 6A. Alors comment vous expliquer que ce n’est pas du tout notre style de plage. C’est une sorte de centre commercial ouvert. Vous y trouverez des bars, des restaurants, des magasins d’habits, de souvenirs et de décorations. Une plage est aménagée tout le long avec restaurants et transats. Difficile de trouver un morceau de plage sans transat, il y en a partout jusqu’au bord de l’eau. Ils savent optimiser et bien sûr vous payez pour cela. Notre astuce, se mettre sur une table pour consommer pendant que les enfants jouent dans l’eau. Heureusement que le iced coffee était bon !

Klein Curaçao

Nous partons pour trois nuits à Klein Curaçao (moyennant 25 dollars US !), une île déserte à 12 milles plus au sud de Curaçao. Nous sommes bien sûr sous le charme de cette île. Le sable blanc est d’une finesse et l’eau d’une limpidité impressionnante. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas revu une eau aussi belle.

Nous partons à terre en fin de journée, les couleurs sont magnifiques.

Un phare abandonné se trouve au milieu de l’île, il ne reste que les murs, mais étonnement il est toujours en fonction. La vue depuis sa tour en vaut le détour.

Nous poussons l’exploration sur la côte au vent où gisent deux épaves : la première, celle d’un ancien cargo très certainement, et la seconde d’un voilier. Cela fait toujours de la peine d’imaginer les naufrages et les répercussions écologiques.

L’île est aride, le paysage donne une sensation de terre à perte de vue, les couleurs sont enivrantes. Nous profiterons également d’un repas pique-nique sur la plage le soir. Le vent est chaud et nous caresse le corps. Chaque couché de soleil est un bonheur. Le soleil est d’un orangé incroyable ; il joue parfois à cache-cache avec les nuages ce qui rend le ciel encore plus beau. Regarder ces couchers de soleil nous attirent, nous poussent à aller voir toujours plus loin à l’ouest, à aller ouvrir notre horizon. Les pieds dans le sable nous apportent une belle détente. L’île donne une sensation de bienveillance, d’ailleurs l’endroit est un site de ponte pour les tortues.

Les enfants retrouvent cette liberté de baignade, la pêche à l’épuisette que ça soit à l’arrière du bateau ou au bord de plage dans les petites gouilles que forment la roche corallienne.

Nous avons profité de cette escale pour remettre nos bouteilles sur le dos et partir depuis l’arrière du bateau explorer le tombant. L’eau est d’une limpidité impressionnante, la visibilité est extraordinaire.

Nous plongeons dans une eau à 29 degrés, sans même avoir besoin d’une combinaison. Sans celle-ci, notre liberté est encore plus grande. Un équipement en moins qui nous dérange. Je me dis de plus en plus, que faire de la plongée libre, c’est-à-dire plonger en apnée doit être quelques choses de magnifique. Une sensation de faire corps avec l’élément. Il y avait de la vie, pas de gros bancs de poissons, mais de jolis petits poissons ici est là. La flore était belle, il y avait d’énorme corail cerveau.

Notre deuxième plongée était un peu plus au sud. Moins profonde, mais très belle. Un joli jardin avec une faune plus abondante et de jolis bancs de poissons. Nous avons eu beaucoup de plaisir à retrouver une richesse sous l’eau.

Nous en profiterons pour faire respirer les enfants dans le détendeur en surface pour Camille et à 3 mètres pour Naël le long de la chaîne.

L’envers du décor c’est que cette île n’est pas vraiment déserte ! En journée, des bateaux de touristes envahissent l’île tous les jours. Quelques infrastructures et paillotes sont là pour eux. Oui cela terni l’image d’île déserte paradisiaque. Les bateaux commencent à vernir dès 8:30 jusqu’à 15:30, après cela, la nature reprend ses droits et l’île retrouve sa tranquillité. A terre, malgré des recommandations concernant les détritus, nous retrouverons des mégots de cigarettes un peu partout. Triste !

Un peu déçu de repartir de cet endroit, mais nous savons que durant notre voyage nous en retrouverons des îles désertes. Nous sommes mitigés de revenir sur Curaçao, car le mouillage de Spanish Water ne nous correspond pas du tout, mais nous avons hâte de découvrir l’île. Une voiture de location nous y attend pour 3 jours.

A la découverte de l’intérieur de l’île

La conduite ici n’a rien de compliqué. Le sens de circulation est la même qu’en Europe et les personnes roulent correctement dans une atmosphère très cordiale où tout le monde se laisse la priorité.

Nous nous dirigeons en premier lieu voir Serena’s art factory.

Cette femme artiste allemande, arrivée à Curaçao en voilier n’est jamais repartie. Elle a créée les fameuses Chichi (prononcé tchitchi) en s’inspirant de la silhouette caribéenne sensuelle et bien arrondie. Elle représente la sœur aînée intelligente, forte, heureuse et attentionnée que tout le monde mérite. Chichi en papiamento signifie grande sœur. Peinte de couleurs vives, elle est maintenant ancrée dans la culture et déclinée en homme et enfants, mais aussi pour sensibiliser au handicap. Un beau geste !

Nous allons également voir un domaine d’autruche, Ostrich Farm, dans lequel nous nous sentons de retour en Afrique du Sud. Il est proposé un tour en bus, mais nous ne le ferons pas au vu du tarif. Les enfants se régalent à voir les tortues d’eau, les iguanes, les perroquets et à jouer dans le parc de jeux.

Nous filons vers l’aéroport où se trouve Hato Caves. Ici nous déambulons dans le petit jardin, mais l’attrait principal est bien sûr sa grotte. Un peu de fraîcheur, chouette. Et non détrompez-vous dans cette grotte il fait chaud. Pourquoi ? Parce qu’elle se trouve au-dessus du niveau de la mer et plus la grotte est haute en altitude plus il y fait chaud. Ce n’est pas ça qui nous ralentira. Nous serons heureux de cette visite. La grotte est belle, elle n’est pas sensationnelle mais nous avons appris beaucoup de choses intéressante avec le guide. Notamment, nous avions remarqué qu’il y avait énormément de cactus sur cette île. Cela est dû aux chauves-souris qui se trouvent dans les nombreuses grottes et qui butinent les cactus ; vient ensuite le processus de pollonisation comme les abeilles. L’entrée pour cette découverte était au prix de 34 dollars US pour nous 4.

Plus au sud de l’île sur la côte aux vents, nous mettons pied à terre pour visiter le Shete Boka National Park. Un endroit où la puissance de la nature est bien présente, d’autant plus que nous y avons été par mer agitée. Dans ce parc, il y a trois sites à découvrir. Pour se déplacer vous avez le choix de le faire à pied ou en voiture.

Nous avons pris l’option d’un mix des deux au vu de la chaleur, malgré le vent ! Les trois sites offrent des goulets formés par la mer au fil du temps dans la roche.

Nous observerons un pont naturel et des gerbes d’eau allant jusqu’à une dizaine de mètres, les vagues se fracassant contre la côte déchiquetée.

Un beau spectacle qui s’offre à nous. Nous apprécions ressentir la force de la nature et sa beauté. Nous repartons ressourcé. Ce parc était gratuit pour nos enfants de 6 et 8 ans. Le prix pour les deux adultes était de 20 dollar US.

Nous sommes partis ensuite sur la côte au vent voir quelques plages. De belles plages, mais toujours très prisées et la plupart sont payantes, environ 2 dollars US par personne (nous n’irons donc qu’à celles gratuites où paradoxalement il y a moins de monde). Nous profiterons d’un agréable restaurant au bord d’une falaise avec sa vue sur la mer dans lequel Patrice a dégusté un très bon ragoût d’iguane (!).

Notre dernière halte se fait à Williwood, un site où nous sommes censés voir des flamands roses, mais qui n’étaient pas là. D’après les personnes de la ville cela fait quelques jours qu’ils ne les voyaient plus !

Pour se réconforter, nous nous arrêtons dans LE restaurant de Williwood, manger (pour Patrice) un williburger à base de viande de chèvre. Un endroit très réputé. Nous ne dirons pas notre dernier mot pour les flamands roses. Voyant la déception de nos enfants, Patrice nous trouve un petit parc sans touriste, le Parke Publiko Sorsaka où nous verrons les flamands roses et une belle saline.

Qui dit voiture, dit avitaillement ! Nous faisons un petit avitaillement de produits locaux et achèterons pas mal de produits frais en vue de la suite. Saturé du mouillage de Spanish Water, nous faisons notre sortie du territoire et avant de changer de destination nous profitons de l’un des 4 mouillages de l’île et allons passer 3 nuits à Santa Kruz, plus au nord.

Santa Kruz

Quel soulagement de retrouver un mouillage comme on les aime. Nature, eau somptueuse, enfants heureux de pouvoir se baigner à l’arrière du bateau. Les tensions à bord diminuent un peu, il faut dire que la chaleur n’aide pas la patience. Les deux sont quelque peu incompatible.

Ici nous profitons d’aller faire du snoerkeling sur la petite plage au sud. Une épave gît au sud de la baie, elle se trouve sur le dos, mais elle reste impressionnante par sa grandeur. Nous visitons également une grotte sous-marine, la blue room cave.

Un mouillage magnifique, la côte rongée par l’eau décline de magnifique sculpture dans cette roche corallienne. Nous terminons par ce beau mouillage et une jolie rencontre d’un bateau québecois. Ces quelques jours nous réconcilient avec l’attrait de venir en voilier à Curaçao.

Fin d’escale

Curaçao est une jolie escale, que nous avons appréciée surtout pour sa ville Willemstad et la richesse des fonds marins ainsi que sa couleur de l’eau. Une population accueillante. Venir en voilier ici n’est pas forcément un plus, les mouillages sont restreints et payants si nous voulons vraiment être en règle. Payant mais avec aucun service ; dommage, ils pourraient en profiter pour mettre des bouées afin de protéger les fonds.

Petites informations complémentaires pour les voiliers :

  • Pour aller faire ses courses, un bus en partance de Caracas Baai fait le chemin gratuitement. Il part à 8h30 et repart 50 minutes plus tard, mais vous avez la possibilité de repartir avec un bus normal, le 6A. Le magasin se situe à côté du magasin d’accastillage, Budget Marine ce qui est pratique. A l’époque ce bus ne fonctionnait que deux fois par semaine, actuellement il fonctionne du lundi au samedi.
  • Pour prendre les bus locaux, vous pouvez télécharger l’application ABC Curaçao. Le coût d’un trajet est de 2 gilders par personne et par trajet, soit environ 1 euro. Les arrêts de bus sont marqués par un panneau Bushalte. Il n’y en a pas tout le temps, mais le réseau fonctionne très bien et les bus sont à l’heure. Depuis Spanish Water, le 6A vous emmène à Willemstad.
  • Le permis pour les mouillages sont donc de 25 dollars US. Nous n’avons eu aucun contrôle et nous savons que beaucoup de plaisanciers restent plus longtemps et ne vont pas forcément aux dates prévues.
  • A Spanish Water, vous pouvez déposer votre annexe à l’ouest de la baie, après le ponton qui est situé juste derrière la pompe à Gasoil.
  • Les formalités de douane et d’immigration sont gratuites.

Un temps pour méditer :

Malgré les questionnements et les incertitudes, nous avançons sur notre chemin et sommes conscients que celui-ci peut prendre 180 degrés.