Fin de road trip dans l’île du Sud

Fin de road trip dans l’île du Sud

Vidéo en lien : Fin du road trip dans l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Épisode 10

Queenstown

Nous prenons la route direction Queenstown. Avant d’atteindre cette ville, nous faisons un stop pour randonner à Wye Creek Track.

Une randonnée le long d’un tuyau d’alimentation nous menant jusqu’à 2 cascades avec réservoir et un superbe panorama sur Wakatipu Lake et les montagnes avoisinantes.

Le temps est splendide et met bien en valeur la couleur de l’eau.

Nous rebroussons chemin avec Momo pour 12 km afin de dormir à Kingston Lake Camp. Un endroit très sympa avec les pieds dans l’eau.

Nous retrouvons les Four Frogs à Queenstown, plus précisément au Remarkables Market pour découvrir un marché local. Nous tombons pour une fois pile le jour du marché. Un joli petit marché. Mon premier regard attire mon attention sur des tasses suspendues. Mais qu’est-ce donc ? Ce sont tout simplement des tasses mises à disposition des visiteurs afin d’aller se servir un café dans un des différents food trucks présents. Une bassine est présente en-dessous quand tu restitues ta tasse sale. Je trouve cela plutôt convivial et en plus écologique.

Une fois cette particularité analysée, mon regard se pose sur les différents stands présents. Tout y est très bien agencé. C’est propre et très agréable visuellement.

Fruits et légumes, fromages, gâteaux, habits en laine de mouton, liqueur et même boulangerie française. Nous apprécions ce petit détour.

Nous partons ensuite dans le centre ville de Queenstown. Une ville où il y a du monde. C’est une des destinations prisées pour faire du ski et des activités sportives à sensation. La ville de Nouvelle-Zélande la plus chère. Nous le ressentons bien, tout est très luxueux et nous retrouvons toutes les grandes marques mondialement connues. Néanmoins le cadre est sympa avec vue sur le lac Wakatipu et les montagnes. Nous partageons du temps avec cette famille rencontrée et je ne pense même pas à prendre quelques photos ! Nous pique-niquerons ensemble au bord du lac et une fois de plus les séparations s’ensuivent. C’est aussi cela la vie de voyageur. Se rencontrer et se séparer ! Autant en voilier, certains voyageurs partaient sur plusieurs années, autant à terre pour le moment nous ne croisons que des tourdumondistes qui ne partent généralement qu’une année. De ce fait, leur rythme est beaucoup plus soutenu que le notre. Nous nous retrouvons donc un peu en dehors d’une case.

Nous profitons du reste de la journée et du temps plutôt ensoleillé pour prendre la route allant jusqu’à Glenorchy. Une très belle route surplombant toute la côte Nord du lac Wakatipu.

Nous nous arrêtons pour la nuit à côté de la Gibbston River et de ses gorges. Nous ferons plusieurs choses aux alentours.

En premier, nous irons voir le saut à l’élastique. Non, non, personne de nous deux adultes ne le feront. Patrice l’a déjà fait plusieurs fois et pour ma part je n’en raffole pas. Mon petit cœur est bien trop sensible ;-). Nous visiterons également la petite ville d’Arrotown connue pour sa ruée vers l’or dans les années 1860.

Un endroit charmant en observant les anciennes bâtisses restaurées.

Nous y verrons aussi le village chinois reconstitué en partie. 8000 chinois sont arrivés ici pour chercher de l’or et envoyer de l’argent à leur famille dans le besoin restée au pays.

Le centre Otago est aussi connu pour ses vignes. A Gibbston Valley, il est possible de venir visiter la plus grande cave du pays. Pensez à réserver la visite à l’avance, nous nous sommes fait avoir. La cave est creusée à même la montagne juste derrière la bâtisse principale.

Le lieu est agréable pour y manger et déguster du vin. Aujourd’hui, nous préférerons nous balader sur Gibbston River Trail plutôt que de prendre du temps ici.

Un beau moment passé en famille à flâner sur le sentier, à ramasser des mûres sauvages et à les dévorer à en avoir mal au ventre. Le cadre est très beau au bord de ces gorges.

Wanaka

La petite sœur de Queenstown, mais en plus paisible. Tout comme sa grande sœur, elle se trouve en bordure du lac Wanaka. Le décor est somptueux. Ici deux grandes randonnées sont possible. La plus connue Roys Peek Track et la deuxième, Itsthmus Peek Track. Nous pensons faire la deuxième car moins empruntée, mais une famille rencontrée à deux reprises se trouvent aussi à Wanaka et nous décidons de faire la randonnée en leur compagnie. Ce n’est pas tous les jours que cette opportunité s’offre à nous. C’est la journée la plus ensoleillée de la semaine. 8H30, le parking est déjà plein.

Nous entamons les 8 km de montée avec ses 1120 mètres de dénivelé. Le chemin est vraiment aisé, large et en lacet. Pas de réelle difficulté, exceptées la longueur et la pente.

En 3h15, nous sommes en haut. Quelques doutes s’emparent de nous en voyant les nuages d’altitude, mais il n’en fût rien.

Un panorama tellement beau. Les couleurs avec ce soleil étincelant nous offraient une vue juste à couper le souffle.

Certaines montagnes avec des arrêtes coupant l’eau si bleue venaient agrémenter cette vue. Au loin, les montagnes enneigées.

Les enfants auront même touché quelques restes de neige tombée deux jours plus tôt. Et oui, cela fait 3 ans qu’ils n’avaient pas vu la neige !

Camille s’est malheureusement tordue à nouveau la cheville. Plus de peur que de mal, mais elle a quand même bien dégusté avec la descente. Une cheville qui reste fragile et pas stable. Espérons que tout aille pour le mieux dans la suite du voyage. Qu’est-ce que je suis fière de Camille et de Naël. Ils ne sont peut-être pas à la pointe des nouveautés, ils sont peut-être en retard scolairement (quoique), mais ils sont des battants et peuvent gravir des montagnes s’ils le veulent. Je suis sûr que ces moments leur apportent beaucoup de choses et de fierté.

La journée n’est pas finie. Nous irons voir le Wanaka Tree, un arbre populaire et plutôt photogénique dans l’eau. Déambuler le long du lac est un vrai plaisir et déguster une glace chez Patagonia Chocolates pour nous récompenser de l’effort était vraiment chouette.

Nous profiterons d’être ici pour aller à Puzzling World, un lieu où découvrir des effets de perspectives, des illusions optiques et s’amuser comme des fous dans un labyrinthe à chercher 4 lieux et revenir au point de départ en faisant deux équipes. A mourir de rire !

Le temps se gâte et nous attendons de voir l’évolution qui est toujours très incertaine ici. Les prévisions météorologiques changent souvent. Nous attendons de savoir quelle stratégie nous prenons entre rester ici ou continuer vers l’Ouest.

Le lendemain, nous décidons de rester sur Wanaka. Malgré les prévisions, nous aurons une superbe journée ensoleillée. Nous irons nous dégourdir les jambes après notre randonnée d’il y a deux jours en allant au Mont Iron. Un circuit familial où les locaux viennent faire leur sport. En haut du Mont, nous avons une vue sur la ville de Wanaka et son lac, ainsi que le lac Wahipu.

Les glaces dégustées l’avant veille étaient tellement bonnes que nous retournons en prendre une. Nous retrouvons par hasard notre petite famille lyonnaise et nous profiterons encore d’être ensemble. Nous irons flâner un peu et avant de repartir, nous ferons le plein d’eau et viderons les eaux usées. Nous pouvons tenir 72 heures sans prendre de douche et 48 heures en prenant une douche rapide deux soirs de suite. Quand l’envie nous en prend et que nous avons envie d’une douche longue, nous faisons la vidange tous les jours. Le procédé est très simple et nous prend 15 minutes. En rentrant, notre regard s’attarde sur les champs de fraises.

Il est possible de faire la cueillette soit même. Patrice et les enfants iront se gaver de fraises et ramasseront 1,5 kg, pendant que je travaille sur les publications des divers réseaux sociaux.

Pas facile de trouver un juste milieu. Je sais que faire tout ce que je fais me prend beaucoup de temps et aussi d’énergie, et que cela ampute sur mon temps avec ma famille. Mais c’est aussi, souvent, un plaisir pour moi, qui me permet d’avancer intérieurement et de partager, ce qui est aussi important pour moi. J’aime partager, je déteste l’égoïsme.

Cette nuit, la météo ne s’est pas trompée. Il a beaucoup plu. Le matin encore. Le temps de faire l’école et les premières éclaircies ont fait leurs apparitions. Nous irons nous avitailler en prévision des prochains jours qui s’avèrent plus compliqués pour cela et nous nous arrêterons dans un musée du jouet et du transport. Un bel endroit.

Le fondateur avait une entreprise de démolition de voitures et de camions, c’est ainsi qu’il a commencé sa collection. Un endroit avec un nombre de jeux incroyables et de nombreuses collections. Le musée comprend même un magasin de jouet, ce qui est plutôt rare ici. Les enfants profiteront de l’accord de leur papa pour acheter quelque chose avec leur argent de poche. Ils étaient heureux de ce moment.

Nous retournons pour la dernière nuit dans notre free campsite avant de prendre la route pour l’Ouest.

En route pour la côte Ouest

Avant d’arriver sur la côte Ouest, nous faisons un premier stop au Blue Pool, comme son nom l’indique, c’est une rivière, qui en sortant de gorges, forme un bassin d’eau bleu, avant de rejoindre une autre rivière.

Suite aux pluies, l’eau ne sera pas bleue mais plutôt verte claire, malgré cela l’endroit est très beau. La forêt pour y arriver est aussi très belle. Le lieu est un peu touristique.

Nous poursuivons avec deux cascades : Fantail Falls et Thunder Creek Falls. Les enfants en profiteront pour jouer sur les plages et Camille développe une passion pour fabriquer des cairns.

Nous stoppons pour la nuit dans un campsite un peu avant le glacier Fox. Un joli endroit isolé à côté d’un café élevant du saumon. Nous en profiterons pour en acheter. Le temps n’est pas excellent et les sandflies bien présents. Nous restons à l’intérieur de Momo. Le climat en Nouvelle-Zélande est vraiment mitigé et n’est pas toujours simple quand on vit à l’extérieur. Nous sommes contents d’avoir Momo et d’avoir assez de place pour rester confortablement à l’intérieur.

Sur la route qui nous mène aux glaciers, nous aurons l’opportunité de croiser de nombreux Keas. Cet oiseau fait partie de la famille des perroquets et est endémique de Nouvelle-Zélande. C’est un perroquet montagnard.

Nous voilà arrivés aux deux grands glaciers de la côte Ouest : Fox et Franz Josef, séparés seulement d’environ 25 km l’un de l’autre. Il y a quelques 18000 ans, ils arrivaient jusqu’à la mer. Leur particularité est qu’ils sont les seuls glaciers au monde à arriver jusqu’à une forêt tropicale.

En nous promenant sur l’un des sentiers du glacier Franz Josef, nous lisons les panneaux explicatifs et notons encore une fois le retrait important de celui-ci. En 2010, une estimation a été faite sur l’endroit où se trouverait le glacier en 2100. C’est le choc, nous sommes en 2023 et le glacier a reculé bien au-delà de l’estimation faite. Le réchauffement climatique oui, mais y a-t-il que cela ? Une aire glaçiaire pourrait survenir encore une fois sur terre ?

Le beau temps a vraiment de la peine à s’installer. De la forte pluie est prévue le lendemain et nous empêche de faire la randonnée jusqu’au pied du glacier Franz Josef. Nous partons plus au Nord nous abriter dans le joli petit village de Ross.

Nous nous arrêtons à la Taverne du coin où nous pouvons parquer Momo et avoir à disposition les infrastructures du Motel pour 10 dollars par personne. La gérante nous dit qu’elle ne nous fera pas payer les enfants. Au moment de nous installer, l’accès est encombré par des motards. Elle nous propose d’aller nous mettre sur le terrain en face appartenant à un ami. Finalement, elle ne nous fera pas payer l’emplacement ! Ah ces néo-zélandais, ils sont si généreux.

Nous finirons la journée dans le jardin de la taverne à écouter un concert en buvant de la bière locale.

Nous prendrons le repas ici en échange de l’emplacement gratuit. Nous nous sentons ailleurs dans cette petite bourgade. Un air de far-west, une évasion totale. La nuit fût calme et nous irons nous promener parmi les 290 âmes qui vivent ici. Un village qui a pris son essor dans les années 1860 avec la ruée vers l’or. A son maximum, 2500 habitants vivaient ici. Un musée est consacré à son histoire et il est possible de faire un trail. Nous ferons aussi la connaissance de Steve, un fabricant de bijou en jade.

Dans toute la Nouvelle-Zélande, vous pouvez apercevoir des bijoux en jade, certains sculptés dans des formes qui ont une signification pour les Maoris. Il nous apprendra beaucoup sur son travail et surtout sur le jade. Soyez prudent si vous en achetez, car la plupart ne sont pas du jade mais une imitation. Nous passerons un long moment à échanger avec ce passionné et à écouter ses récits. Malheureusement, il va bientôt arrêter de travailler et n’a personne pour reprendre son activité et son savoir va se perdre.

Nous profitons d’une toute petite éclaircie pour continuer notre chemin dans les gorges d’Hokitika. De somptueuses gorges se sont créées dans une roche couleur argentée. L’eau coulant à travers ces gorges est opaque mais d’une couleur grise/bleue. L’accord est magnifique malgré le bleu du ciel recouvert par les nuages.

La ruée vers l’or

Une chose que nous ignorions de toute évidence en arrivant en Nouvelle-Zélande c’est bien son histoire avec l’or. Entre Arrotown, Ross et nos échanges avec Steve concernant son travail dans l’industrie de l’or lors de notre arrêt à la ferme Otago Fresh Milk, il ne nous fallait pas rater Shantytown Heritage Park.

Un musée à ciel ouvert retraçant l’histoire de l’or, la façon de le prélever et la vie dans un village de l’époque avec même une superbe locomotive à vapeur en activité.

Nous aurons même l’opportunité de pratiquer l’orpaillage et de trouver des paillettes d’or. Les enfants étaient heureux, mais Naël était un peu déçu. Je crois qu’il pensait trouver des pépites !

Un moment ludique et pratique pour en apprendre un peu plus sur la vie de l’époque.

Punakaiki

Les jours avancent mais ne se ressemblent pas. Au fur et à mesure de notre remontée la côte change et la végétation aussi. Une végétation peu vue dans l’île du Sud. Il y a beaucoup de palmiers avec le mélange des fougères et des arbres, le paysage est de toute beauté. Nous allons dormir dans le campsite Mc Millan Road à Punakaiki. Un parking isolé en bord de mer.

La plage est belle, un peu agitée et brumeuse. Nous savourons les rayons du soleil et la sensation de nos pieds dans le sable aux multitudes de minuscules petits cailloux de toutes les couleurs. Un peu plus loin, une falaise où viennent frapper les vagues. Nous découvrons en arrière plan, une large faille que nous allons découvrir tels des aventuriers.

Naël me dira que nous ne serons pas vraiment des aventuriers : «Regarde maman, il y a des traces de pas, des personnes sont déjà venues ici. Nous ne sommes pas les premiers !» Soit, notre vision de l’aventure n’est apparemment pas la même. Nous partageons un temps sur nos différents avis. Le lieu est beau, de l’eau ruisselle avec légèreté et finit par se sublimer dans l’air. Nous terminerons sur la plage les adultes corps contre corps assis à regarder nos enfants qui fabriqueront chacun un tipi avec du bois flotté.

Naël sculptera avec son silex fait maison et Camille organisera son tipi comme une vraie maison avec son prénom dessiné sur un galet et avec son coin dessin. Elle y trouvera du bois brûlé pour faire ses dessins sur bois ou sur pierre.

Le coin est venté et les sandflies bien présents. Nous irons nous réfugier à l’intérieur de Momo et je ressortirai juste pour immortaliser le coucher du soleil que nous n’avions pas vu depuis longtemps.

La région de Punakaiki est connue pour ses pancakes, le nombre de touristes y est assez important. A l’heure de la marée basse, nous allons à Truman Track.

Un lieu non noté dans la plupart des guides que nous utilisons, le lieu semble également moins prisé que son voisin les pancakes. Une petite marche de 10 minutes nous mène à une passerelle aménagée, nous descendons ensuite sur la plage qui forme deux petites criques. L’endroit me laisse sans voix.

De l’eau ruisselle de partout, la roche est sculptée de manière impressionnante par l’eau et les vagues. La nature à l’état pure, la nature si belle. Élément contre élément pour former une œuvre d’art.

Nous continuons cette journée ensoleillée avec Poporari Punakaiki Loop en partant du parking des pancakes. Premier stop, Punakaiki cavern.

Une belle grotte formant deux bras avec quelques gros blocs de roche tombés. Nous espérons voir les fameux vers luisants, mais il n’en sera rien. Nous continuons notre randonnée de 12 km en longeant une rivière avec par moment d’impressionnantes falaises.

La roche ainsi que la végétation sont très agréable.

Nous avons la possibilité de nous rendre compte de ce que nous allons voir dans notre prochain lieu, les pancakes. Les roches et les falaises sont par endroit des couches superposées comme des pancakes mis l’un sur l’autre. Le reste de la randonnée se passe dans la forêt jusqu’à notre retour au parking en longeant la route.

Dernière escapade de la journée, les fameux pancakes. Un lieu très aménagé et un nombre de personne assez important. Il est peut-être plus judicieux d’y aller tôt le matin ou tard le soir, en plus les couleurs doivent encore mettre plus en valeur le site. En faisant abstraction de l’aménagement et du monde, le site est vraiment, vraiment beau.

Il y a ces fameux pancakes créés il y a 35 millions d’années avec des fragments d’organismes marins mais dont le mystère demeure toujours sur comment ce sont formées ces couches. Il y a 5 millions d’années, les pancakes ont été élevés au-dessus de la mer, puis le travail de l’eau et des vagues a dépouillé cette formation de sable et de graviers accumulés lorsqu’ils étaient ensevelis.

Dans cette découverte, il y a aussi des arches, des tunnels qui se sont crées avec l’assaut des vagues et un trou soufflant l’air. Le fracas des vagues résonne par endroit. Nous marchons sur un terrain miné, dans quelques milliers d’années cet endroit aura disparu.

Cape Foulwind

Un cap joli, mais pas le plus beau de Nouvelle-Zélande. Nous ferons la petite ballade côtière aller-retour le long des falaises tombants dans la mer de Tasman.

Nous y verrons des phoques et, rien à voir, mais aussi un panneau indiquant le nombre de kilomètres des différents endroits de la terre. 18’539 km nous sépare de chez nous.

C’est loin ! Vous l’aurez compris je suis dans une phase où ma famille et mes amis me manquent énormément. J’aurais besoin de partager des moments avec chacun d’eux, savourer chaque instant de leur sourire, rire ou pleur. Je sais que la vie n’est pas éternelle. Nous profitons d’elle à 100 % en voyageant, mais nous ne profitons pas des êtres qui nous sont chers. Difficile d’avoir un juste milieu quand tu as cette soif de vie de découverte. Trouver le juste milieu, prévoir un peu de sous pour pouvoir rentrer et profiter d’eux, mais c’est aussi dépenser, augmenter son indice carbone et faire durer le voyage moins longtemps. A contrario, Patrice ne ressent pas du tout ce besoin. Difficile d’y croire pour moi et difficile pour lui de comprendre mon besoin. La vie de couple, l’incompréhension des humains entre eux par moment pourrait faire l’objet de long débat ! Nous terminons cette ballade, les enfants ronchonnent. Ils sont fatigués et souhaitent juste profiter de jouer et de se poser.

Nuit à Hector

Avant de traverser l’île d’Ouest en Est pour se réfugier du mauvais temps qui arrive, nous nous arrêtons dans un petit hameau nommé Hector. Nous passerons la nuit dans un campsite gratuit en bord de mer. Nous sentons bien que nous sortons un peu des routes touristiques. Nous serons seuls la nuit, une première depuis 4 mois. Le lieu est sympa. Les enfants profiterons de construire un tipi, se créer un petit cocon et fabriquer de la poudre (à dessiner) avec les roches, pendant que je ferais un peu de yoga pour me détendre. Ne croyez pas que la vie en voyage est toute simple, ne croyez pas en partant que vous fermez la porte au passé. Nos peurs, nos démons ne sont jamais très loin. Le voyage est là pour nous apprendre davantage sur nous et nous ouvrir le champ des possibles.

Les phlébotomes et le froid auront raison de nous, nous finirons notre soirée dans le camping-car.

Reefton

Nous nous arrêtons encore une fois dans un freecamp en plein centre ville de Reefton. Le mauvais temps est là.

Une ville connue pour être la première ville de Nouvelle-Zélande et de l’hémisphère Sud à avoir eu l’électricité en 1888. Également connue pour sa ruée vers l’or et son quartz. Un musée y est consacré.

Une jolie rue principale avec ses bâtiments nous occupe, ainsi que le petit musée et sa petite bibliothèque.

Nous passerons le temps en regardant un film, en faisant des crêpes et des pizzas, et en continuant nos carnets de voyage bien au chaud dans Momo.

Arthutr’s pass

Ça y est le beau temps arrive.

Nous nous empressons de passer Arthur’s Pass avec son imposant viaduc et de prendre de la hauteur avec Baeley Spur Track.

Une randonnée de 15 km avec 885 m de dénivelé positif et négatif nous menant sur un point de vue à 360 degrés sur la chaîne montagneuse, certains monts enneigés et une vue époustouflante sur Arthur’s Pass.

La rivière d’eau turquoise sillonne la vallée comme un delta et crée un chef d’œuvre.

Le panorama est sublime. Le ciel est d’un bleu roi sans aucune variation. Aucun nuage n’ose troubler les couleurs vives éclairées par le soleil. C’est de toute beauté.

Les enfants apprécient autant que nous ces moments, en particulier Naël. Je sens en lui ce bonheur d’être là, d’avoir gravit et d’atteindre des panoramas incroyables et d’être fier de lui. Des moments où il n’y a pas ou peu de dispute, peu de reproche envers lui. Il sent qu’il fait les choses «bien», cela le rend heureux. Comment transposer cela au quotidien ? Mon vœu le plus cher est qu’il soit heureux, qu’il soit fier de lui et qu’il ait confiance en lui. Je voudrais que sa vie soit constructive et non destructrice. Je voudrais comme toute mère son bonheur, son bien-être et sa sérénité, tout comme celui de Camille

Castle Hill

Nous optimisons cette journée sans un nuage à l’horizon en faisant Castle Hill. Pour y arriver nous continuons la route d’Arthur’s Pass. Une route vraiment plaisante à faire. Des étendues à perte de vue avant de faire face aux montagnes de sable noir.

En avançant sur la route, les étendues d’herbes sont parsemées de pierres difformes et aux grandeurs variables. Castle Hill n’est rien d’autres qu’un amas de ces pierres.

Il y a 30 millions d’années, ce lieu était immergé par la mer. Ces pierres faites de calcaires ont été formées à partir de coquillages qui se sont accumulés sur le fond marin, puis comprimés pendant de nombreuses années jusqu’à ce que la collision des plaques tectoniques crée les montagnes et expose la roche calcaire à l’air. Au fil du temps, la pluie, le vent et les eaux souterraines ont érodé la roche, laissant apparaître ce paysage et un parc de jeu 100 % nature pour les enfants.

Un lieu que nous avons fait en fin de journée, les rayons du soleil descendants rendaient le lieu et les couleurs très beaux. Un endroit similaire à Elephants Rocks, qui lui est quand même un peu moins beau, mais beaucoup moins touristique que Castle Hill.

Christchurch

En attendant la venue de Fabienne, la sœur de Patrice, et Alain, nous visitons l’International Antarctic Center. Un musée consacré à l’antarctique situé juste à côté du centre officiel néo-zélandais qui ont une base en Antarctique. Les missions partent d’ici. Un musée très intéressant et ludique pour les enfants.

Une salle à -8 degrés est présente avec un simulateur de tempête à -18 degrés, un bain d’eau glacée pour tester la température réelle avec nos mains, un circuit tout-terrain avec un véhicule utilisé en Antarctique, des films avec de très belles images et de nombreuses explications.

Le lendemain, nous allons nous dégourdir les jambes dans le centre ville de Christchurch, à l’énorme parc de jeux plus précisément où nous rencontrons une famille tourdumondiste Séverine, Florian, Santi et Salma. Nous passerons 2 jours en leur compagnie. Des moments toujours sympas, mais furtifs.

Nous sommes tous un peu excités et impatient à l’idée de revoir une partie de notre famille. Notre attente sera plus longue, Fabienne et Alain n’ont pas réussi à avoir leur correspondance et nous ne les verrons que le lendemain. Le temps de récupérer leur campervan et de faire un approvisionnement, le temps est déjà venu d’aller se mettre dans un campsite et de profiter de nos retrouvailles autour d’un joli apéro et d’un barbecue.

Les enfants sont tellement heureux. Ils accaparent leur tata et leur tonton pour jouer encore et encore. Je suis heureuse de les voir si rayonnants et je me rends compte de tout ce qu’ils ont comme connaissance en les entendant parler avec eux. Quand à moi, je suis heureuse de revoir des proches, des personnes que l’on connaît, un peu comme un pilier, une référence.

Dès le lendemain, nous partons visiter Christchurch. Cette ville très moderne et agréable, mais au passé marquant suite à la destruction de 80 % de la ville après le séisme du 22 février 2011 de magnitude 6.3, situé à 5,95 km sous terre.

Un mémorial lui est consacré avec les noms des 185 morts et 7000 blessés, ainsi qu’un musée le Quake City. Un lieu expliquant le tremblement de terre de septembre 2010 et février 2011, ainsi que les répliques. Des photos, des témoignages, des vidéos, des expérimentations.

Nous irons voir son magnifique jardin botanique avec sa verrière remplie de plantes tropicales, de cactus et de fleurs de toutes les couleurs.

La roseraie avec des couleurs par dizaines, des roses de différentes espèces et des odeurs enivrantes nous ravira.

Un peu plus loin nous verrons la première école crée en 1873 d’architecture néo-gothique juste splendide.

La ville regorge de sculptures, d’immeubles très modernes, de street art pour donner de la vie à la ville le temps de sa reconstruction.

La rivière Avon traverse la ville. Il est agréable de la suivre et d’atterrir dans différents lieux

La nouvelle église anglicane très moderne, construite provisoirement à partir de container et de rouleau de carton créé par un japonais en attendant de réparer les dommages de leur église lors du tremblement de terre.

L’église catholique, a quand à elle, été complètement détruite. Des projets sont en cours, sur le lieu même où nous nous parquons avec Momo. Ici, vous ne pouvez que croiser une parcelle faisant office de parking et qui n’est rien d’autre que l’emplacement d’un ancien bâtiment.

Vous ne pouvez pas vous promener sans voir le nombre de chantier en cours et de pelles mécaniques présents dans la ville.

Allez à Christchurch avec des enfants c’est aussi passer des heures dans l’immense parc de jeux et la bibliothèque avec des livres en français et des legos.

Se balader dans les rues, croiser les anciens tramways qui font des tours touristiques, manger une glace à New Regent Street et aller dans le Food Market.

Je crois bien que c’est une ville où nous pourrions vivre. Un lieu agréable, friendly et de taille raisonnable. Les enfants ont même émis cette hypothèse.

Des travaux sur Momo

Afin que Momo soit prêt pour la vente, nous décidons de changer la boîte de vitesse. Un problème que nous savions lors de l’achat et qui a tenu les 10000 km que nous avons parcouru jusqu’à maintenant, mais nous trouvions bien de le faire avant la revente de notre véhicule. Nous avons trouvé un spécialiste des boîtes de vitesse à Christchurch qui nous semble correct et qui est disponible. Nous déposons donc comme prévu ce mercredi Momo pour 3 jours et récupérons en échange une voiture de prêt. Notre plan initial était de retourner à Hanmer Springs faire les bains thermaux que nous n’avions pas fait la fois précédente car nous avions adapté notre itinéraire avec celle d’une famille tourdumondiste. Les enfants avaient très envies d’y aller et au vu du temps c’est une très bonne idée. Ce matin au réveil, avant d’amener Momo au garage, il faisait 9 degrés à l’intérieur. La neige est prévue à 500 mètres. Nous avons eu plus de 24 heures de pluie à Christchurch. Nous trouvons une cabine dans un camping et profitons du chauffage, d’une longue douche chaude et de nous balader dans la ville. Entre deux averses, les enfants eux profiteront des installations.

Le lendemain, nous passerons toute la journée dans les hot pools.

Un super endroit pour toute la famille. Nous nous amuserons dans les supers toboggans aquatiques et nous nous détendrons dans les différents bains chauds.

Pour notre deuxième nuit, nous dormirons chez l’habitant. Nous faisons la connaissance de Liz et Frank, propriétaires d’une exploitation de près de 2000 vaches laitières.

Nous sommes ravis d’en connaître plus sur leur ferme, les différentes possibilités d’acquérir une ferme en Nouvelle-Zélande, la façon dont elle fonctionne et même assister à une vente aux enchères de vaches. Nous avons beaucoup apprécié partager leur quotidien et par la même occasion progresser en anglais. En échange de leur accueil, nous préparons des repas. Nous devions ne rester qu’une nuit, mais les travaux sur Momo ne sont pas encore terminés. Après un retour sur Christchurch un peu optimiste, nous rebrousserons chemin et nous resterons pour finir 4 nuits chez ce couple.

Les enfants sont heureux d’être en maison. Camille prend conscience de ce que signifie une vie sédentaire. Elle émet son envie d’avoir elle aussi une maison. Nous discutons du futur, du voyage que nous sommes en train de vivre, de profiter de celui-ci car il ne sera pas éternel. Nous essayons de leur faire prendre conscience qu’il y a du positif et du négatif dans chaque situation.

Nous irons découvrir les environs en allant voir des peintures Maoris à Waikari au Weka Pass Historic Reserve, datant de 1000 ans.

 

Auparavant, la région était une forêt où les Maoris venaient cueillir leur nourriture. Ils utilisaient cet endroit comme camp temporaire pour la nuit et utilisaient le charbon de leur feu de camp, ainsi que de l’ocre rouge pour dessiner.

Nous monterons à une petite maison servant de lieu à repérer les incendies de forêt à Balmoral Conservation Area, Fire Lookout.

La vue est superbe et nous découvrirons la rivière « tressée » de Hurunui.

Il y a environ 14 000 ans, alors que les glaciers se retiraient, des rivières, dont la rivière Hurunui, sont nées. Les rivières ont retravaillé les moraines glaciaires graveleuses laissées derrière elles, formant des îles de galets temporaires séparées par des canaux entrelacés peu profonds.

Avant de repartir, à défaut de faire le Weka Pass Railway, nous irons passer la journée à Pegasus Bay Winery.

Un domaine viticole absolument superbe. Un coup de cœur autant pour ces vins que son concept. Nous débuterons pas une petite dégustation. Il faut savoir qu’ici en Nouvelle-Zélande les dégustations sont payantes. Nous irons ensuite choisir différents mets confectionnés par des producteurs locaux : fromage, saumon, pain, pâté, tartare… avec cela nous dégusterons un chardonnay de 2013 l’année de naissance de Naël. Tout est mis dans un panier en osier avec verres, assiettes et services.

Nous nous installons sur des tables mises à disposition dans le jardin. Il est aussi possible de prendre une couverture et de s’installer par terre comme un pique-nique. Le lieu est vraiment très agréable ainsi que le personnel.

Les enfants ont pu aussi nourrir des anguilles qui se trouvent dans les lacs en contre bas.

Nous nous promènerons dans le jardin, humerons les fleurs et rigolerons de tout et de rien.

Ces quatre jours loin de Momo nous aurons fait du bien, le temps y est aussi pour beaucoup. Nous aurons eu quand même pas mal de temps gris et pluvieux.

Nous retournons sur Christchurch dans l’espoir que Momo soit prêt. Étant passé d’une boîte automatique à une boîte manuelle, l’ordinateur a besoin d’une réinitialisation faite uniquement par le concessionnaire. Nous sommes donc plus tributaire uniquement d’un garage, mais de deux. Tic, tac, tic, tac, l’horloge tourne et les jours défilent. Nous avons notre ferry dans quelques jours, heureusement que celui-ci a été repoussé de trois jours (à cause lui aussi de la boîte de vitesse !). Nous passerons la journée entière à Christchurch à profiter, mais aussi à attendre. En fin de journée, nous apprendrons que Ford n’a pas travaillé sur Momo. Nous trouvons à la dernière minute un logement pour la nuit avec kitchenette à un prix plus que raisonnable. Nous profiterons d’une dernière bonne douche chaude et d’avoir de l’espace. Les enfants seront ravis d’avoir chacun leur lit. Je crois que c’est l’une des choses les plus durs en passant de Niue à Momo. Ils n’ont plus chacun un lit.

Nous continuons de profiter de la ville, du playground et de l’immense bibliothèque avec coin lego. Nous commençons à avoir nos petites habitudes ici. La lessive faite, nous irons manger comme souvent à Riverside Market. Un lieu qui regroupe des boulangers/pâtissiers, de la nourriture fine, un poissonnier, un boucher, un caviste, mais aussi des ventes à l’emporter de cuisines du monde. Des tables collectives sont mises à disposition pour y manger. Nous avons vraiment beaucoup aimé cette ville. Elle nous correspond. Si nous devions nous installer en Nouvelle-Zélande, ce serait ici !

Les heures passent et nous nous demandons si notre camping-car sera prêt pour ce soir. Nous nous impatientons un peu. Nous comblons cela en allant voir Lyttelton à 20 minutes du centre qui est le port de commerce et la marina de Christchurch. Nous mangerons une glace dans le petit centre-ville jusqu’à ce que nous ayons un message nous indiquant que Momo est prêt. Nous sommes tous impatients de le retrouver. Une fois la note réglée, nous prenons directement la route direction le nord de l’île du Sud. Nous avons rendez-vous avec la famille !

Blenheim

Nous voilà dans la région de Marlborough, une des régions viticoles la plus connue. Il n’y a pas de doutes, nous y sommes. Des vignes nous accompagnent pendant plusieurs kilomètres de part et d’autre de la route. Nous arrivons aux abords de Blenheim. La circulation y est très dense et nous rencontrons pour la première fois des bouchons. La ville n’est pas très accueillante. En attendant de retrouver Fabienne la sœur de Patrice et son mari Alain. Nous irons déguster du chocolat à Makana. En rentrant dans la boutique, l’odeur est divine. Nous pouvons observer des femmes travailler et nous dégusterons du chocolat.

Un délice. Malheureusement, nous n’en saurons pas plus. Nous repartons un peu déçu, mais heureux car nous avons du bon chocolat pour Pâques !

Un petit arrêt dans la brasserie du coin avec une belle décoration et un grand jardin.

Une bière pour les adultes, une Ginger Beer (sans alcool bien sûr !) pour Camille et un jus de pomme pour Naël, le tout accompagné de frites.

Et oui, la serveuse s’étant trompée dans la commande de nos voisins. Le couple se retrouve avec deux grosses portions de frites et nous en offre une. A peine le temps de discuter avec eux que les enfants ont dévoré le plat !

Nous n’irons pas dans un vignoble cette nuit, mais dormir chez l’habitant avec Okay2stay chez un producteur d’olives.

Il faut ouvrir un peu son horizon, s’offrir de nouvelles expériences pour pouvoir découvrir, apprendre et grandir. Ancien vétérinaire, Chris a tout d’abord eu son domaine dans l’île du Nord non loin d’Auckland. Mais le climat était trop humide et pas approprié à la production d’olives. Il décide, il y a 6 ans, d’acheter le terrain sur lequel il est actuellement. C’est un tout petit producteur, il a 90 oliviers qui produisent 2000 tonnes d’olives, soit environ 350 litres d’huile d’olive extra vierge. Il propose deux sortes d’huile que nous pourrons déguster ainsi qu’un baume réparateur en association avec d’autres plantes locales.

La récolte s’effectue au mois de juin, juste avant l’hiver. Chris est passionné par cela et apprécie les vertus que possède l’huile d’olive. L’huile d’olive est peu connue apparemment en Nouvelle-Zélande et il s’investit à la faire connaître davantage. Nous repartirons avec notre huile ainsi qu’un baume pour l’eczéma de Naël. Ne sait-on jamais ! Nous prendrons l’apéro tous ensemble le soir et savourerons une bonne baguette trempée dans… l’huile d’olive locale. Nous aurons bien évidement une pensée pour la famille d’Avignon et à sa bonne tapenade ;-).

Le lendemain, la tentation des vignes nous à quand même eue, mais sans succès. Nous sommes vendredi saint et comme en Suisse c’est un jour férié, absolument tous les vignobles sont fermés ! Nous nous contenterons d’une ballade au Wairau Lagoons Walk.

 

La végétation y est très différente, on dirait que les salicornes ont pris le pouvoir ici.

Au-dessus de nos têtes, nous admirons des anciens avions effectuer des figures. Un meeting aérien est prévu ce week-end.

Après deux nuits chez Chris, nous accompagnons Fabienne et Alain à Picton. Cette ville est le lieu d’où partent les ferrys pour rallier l’île du Nord. Nous profiterons de découvrir l’endroit. Petite rue commerçante, bord de mer, musées, playground, petit tour en train à 20 centimes et bibliothèque.

Une petite journée tranquille avant de prendre le ferry demain.