Les San Blas

Les San Blas

Vidéo en lien : Rencontre avec les Kunas, San Blas.

Départ de Colombie

Après 1 mois et demi en Colombie, il est temps pour notre famille d’explorer un autre pays. Les conditions météorologiques ne sont pas simple dans cette partie du globe en cette saison. Les créneaux ne sont pas facile à trouver et les orages toujours aussi imprévisibles et indomptables. Nous prendrons ce qui nous paraîtra le mieux.

Le départ est plus corsé que prévu. Nous devions n’avoir quasi pas de vent au départ et devions prendre l’option d’aller chercher le vent au large. Évidemment la météo n’est pas souvent celle annoncée et nous nous retrouvons dès le départ avec un vent soutenu et une mer bien formée, un peu croisée. Pas le temps de se ré-amariner, de s’acclimater. Les émotions du départ, le cap sur une destination inconnue ne nous aident pas. Les enfants sont couchés, moi Eliane ma peur est revenue pour quelques heures et Patrice égal à lui-même gère la navigation comme un chef. Camille est malade malgré une médication. Naël est quelque peu frustré de ne pas pouvoir accéder à sa passion du moment, il est resté sur sa vision des dernières navigations où la mer était plate. La vision de voir ses enfants ainsi n’est pas facile à accepter, cela va à l’encontre de ce pourquoi nous sommes partis. En prenant du recul, j’accepte petit à petit et je me dis que ce n’est qu’un passage, qu’après les nuages, le ciel réapparaît et le bonheur est ainsi encore plus grand. L’apprentissage de la vie n’est pas chose facile. On ne peut pas protéger ses enfants éternellement. Ces navigations nous apprennent beaucoup à nous adulte, pourquoi serait-ce l’inverse pour nos enfants ?

Nous avons pris l’option de passer au large de la côte pour aller chercher le vent mais aussi en raison du fleuve, le Magdalena, un affluent connu pour déverser beaucoup de végétaux et troncs d’arbre. Nous serons plutôt épargnés, mais nous verrons bien la délimitation des eaux saumâtres et nous croiserons à ce moment là une veine de courant où seront agglutinés tous les déchets, à plus de 30 milles des côtes. Des eaux certainement riches, car nous croiserons un banc de dauphins et un beau requin de 4 mètres.

La météo semble décalée. Nous devions avoir un vent soutenu durant la première nuit avec des rafales à 32 nœuds, mais c’est cette météo que nous avons eu en partant. Après quelques heures la mer se calme. Niue avance a une moyenne de 7,5 nœuds avec ses voiles en ciseaux (grande voile d’un côté et voile d’avant de l’autre côté). Allure un peu périlleuse lorsque le vent est variable en direction et que le mer est croisée. Nous nous relayons pour être attentif au moindre changement. La première nuit fût longue, elle ne nous aura pas laissé beaucoup de répit lors de nos quarts de veille. Le deuxième jour de navigation fût plus clément, avant d’avoir une nuit orageuse et stressante. Qui dit orage, dit éclairs, dit risque de se faire foudroyer et de mettre hors service nos appareils électroniques ! Mais rassurez-vous, tout s’est bien terminé.

Une jolie navigation malgré un début un peu difficile. Une navigation qui nous aura donné l’opportunité de voir une météorite la première nuit. Un moment étrange. Je croyais que je m’étais endormie au poste de barre. Que c’était un avion de chasse. J’ai même réveillé Patrice. Et non c’était bien une météorite. Un boule de feu qui a finit pas se désagréger en plein de petites lumières, puis plus rien. Le monde, la nature, la vie sont juste incroyables. Des moments qui nous font comprendre que tous ces instants sont si précieux, des moments à nous, des moments que personnes ne pourra nous prendre, des moments où l’on se sent vivre, des moments qui te confirment que ton choix est le bon !

A peine arrivés et après une petite session plage, un bateau de l’armée nous accoste. Un peu stressé par cette venue car dans l’illégalité n’ayant pas fait nos formalités, il n’en est rien. Il s’est avéré que ce bateau est la police des frontières, donc pas vraiment mieux, mais ils avaient besoin de se mettre à l’abri le temps qu’un orage passe. Il faut savoir que la police panaméenne n’a pas le droit d’aller se protéger dans le village Kuna. Nous les accueillons bien sûr avec bienveillance et partageons de beaux échanges sur leur profession, le Panama et la vie. Après s’être hydraté, avoir mangé des crêpes, pris une photo, les voilà reparti. Un moment improbable, mais bien évidement extrêmement riche.

Bienvenue en terre Kuna

Après 270 milles, deux jours de navigation, nous voilà arrivés chez les autochtones : les Kunas. Des tribus venues se réfugier ici dans l’archipel des San Blas pour fuir les Côlons. Nous posons l’ancre dans l’une des îles les plus au sud, l’île de Pinos ou appelée Tupak, baleine en langue Kuna. Ici vivent une douzaine de famille, soit environ 200 à 250 personnes. Une tribu qui a leur propre fonctionnement, leur propre loi, leur propre police. Une tribu bien à part du Panama.

Leur village est fait de paillote en bambou et de feuilles de palme spécialement cultivées pour cela. Il faut trois mois pour construire une maison et il faudrait changer le toit tous les 15 ans.

Certaines maisons sont en dur, signe de familles plus aisées qui ont des professions comme docteur, enseignant, infirmier, etc. Ils récupèrent l’eau de pluie dans un gros récupérateur d’eau qui alimente le village. L’île comporte une source. Chaque paillote a son panneau solaire. Il y a 5-7 ans, le gouvernement panaméen a fourni à tous les foyers des San Blas des panneaux solaires et des batteries. Les rues sont de terre rouge ou de sable. Les hamacs font office de lit. Quelques petits magasins vendent des produits de base. Un bateau avitailleur passe régulièrement et fait le tour de toutes les îles. Les habitants vivent essentiellement du commerce de la coco. Un commerce établi avec la Colombie, où apparemment ils troqueraient leur coco contre des vêtements et des aliments. Le troc n’a plus l’air d’être effectué avec les voyageurs. Après de nombreux passages de voiliers, seuls voyageurs venant ici d’après leurs explications, ils ont ouverts un restaurant sur la pointe sud et une plage y est entretenue. Le restaurant est communautaire, entretenu et surveillé à tour de rôle par les habitants du village. Vous payerez 1$ par adulte et 10$ pour l’ancrage pour la durée de votre séjour. Tarif que nous payerons également pour les deux îles suivantes.

En échangeant avec la population, nous nous apercevons que beaucoup de personne parlent espagnol, mais certaines ne parlent que le kuna. Une école est présente dans le village ou les deux langues sont enseignées, ainsi que des bases d’anglais.

En déambulant dans le village, l’atmosphère est calme. Chacun est dans sa paillote. Nous sommes vite repérés et des petites têtes sortent de leur maison, se faisant de plus en plus présentes. Ils nous demandent nos noms, nos âges, d’où nous venons. Ils semblent apprécier l’échange avec nous. Nous remercions google translate qui nous permet d’apprendre la langue et surtout d’échanger avec eux et de créer des liens. Nous avons entendu dire qu’ils n’appréciaient pas être pris en photo. Nous nous faisons donc discret et préférons établir un premier contact avant de demander à filmer.

Dans la culture traditionnelle, les femmes mariées uniquement portent des bracelets de perles au niveau des avant bras et des mollets, appelé winnie. Il faut 2 à 4 jours pour réaliser un nouveau winnie. Elle porte un mola comme haut, un tissu coloré comme jupe et certaine femme sont seins nus. Les femmes traditionnelles ont les cheveux courts. Certaines femmes ont également un piercing en forme de boule dorée  entre les deux narines.

Un mola est une superposition de 3 à 5 tissus cousus et créant un dessin. Certains molas sont créés uniquement pour certaines occasions et portés qu’une seule fois. Maintenant, ce mola utilisé une seule fois est revendu aux voiliers de passage. Il y a un mola sur le devant et un autre sur le derrière, à cela est rajouté des manches et un col, ce qui devient un haut à manche. Il faut environ un mois pour confectionner un mola.

Nous retournerons au village le lendemain accompagné de notre bateau copain Sanuk, venu nous rejoindre au mouillage. Un kuna parlant très bien anglais, David, propose de nous faire visiter son village et découvrir sa culture. Un village beaucoup plus animé le matin et nous nous rendons compte que le village à marée haute est quasiment entièrement inondé jusqu’aux chevilles. La montée des eaux est un vrai problème, un jour ils devront penser à changer leur village de place. La population vit donc de la coco mais elle a ses propres plantations comme la canne à sucre, le yuka, le maïs, l’ananas, la mangue, le cacao, les bananes, qui elles se trouvent sur le contient comme la plupart des cocotiers ; ils vivent également de la pêche.

Dans chaque village il y a un «congresso», c’est ici que les lois sont dites, que la population se retrouve plusieurs fois par semaine, par moment les hommes sont seuls et à d’autres se sont les femmes. Les personnes peuvent également venir parler de leur problème, comme par exemple pour le manque de nourriture. Dans chaque congresso se trouve au centre des hamacs où se placent les chefs. Le nombre de hamac vous dira le nombre de chef dans le village. Un traducteur est toujours présent, car les chefs chantent en faisant des métaphores.

Nous découvrons différentes traditions, comme le perçage des oreilles chez les bébés filles à 2 semaines, une fête pour la puberté des femmes et du mariage. Un breuvage à base de canne à sucre est concocté. Pour cela, ils utilisent une presse comme la photo ci-dessous.

Ils ont pour coutume d’amener des fèves de cacao sur un lit de cendre au cimetière. Il faut savoir qu’ils n’utilisent pas de cercueil mais des hamacs où le défunt est enterré à l’intérieur.

Village des morts

Fidèle à nous-même nous décidons de partir à l’assaut du sommet de l’île où se trouve une antenne. Après une bonne heure de marche nous faisons marche arrière. La végétation étant trop dense et une plante que nous nommons scratch se colle à nous de toute part et nous enlève une partie de peau dès lors que nous tirons dessus. Elle aura raison de nous. Nous aurons cependant découvert la forêt de l’île et sa dense végétation. L’autre activité était de faire le tour de l’île qui dure environ deux heures. Nous serons vite stoppés par la marée haute et rentrerons frustrés, la nature reste maître !

C’est avec regret que nous quittons cette première île. Les formalités d’entrée ne sont pas encore effectuées et nous nous devons de ne pas trop nous attarder dans nos escales. De plus le Covid reprend de plus belle en Europe et nous craignons de nouvelles mesures au Panama qui nous empêcheraient de faire notre entrée.

Cap au nord-ouest

Nous choisissons Mamitupu comme deuxième escale. Une île comprenant également un village, mais ce village est beaucoup plus important et recouvre l’île entière. Ici vivent environ 1600 habitants. Là aussi nous serons accueilli par un Kuna parlant anglais, Pablo, et nous passerons la journée à terre. Il nous présente sa famille et nous mangerons le midi dans sa maison.

Nous commençons par découvrir les pirogues traditionnelles. Pour construire une pirogue, il faut 1 à 2 semaines. Elles sont faites à partir de l’arbre entier.

Nous découvrons également le pain Kuna qui est délicieux ! Ainsi que la fabrication d’huile de coco. Malheureusement, les appareils n’étaient pas en fonction. N’ayant plus d’huile, ils n’ont plus la possibilité de la faire fonctionner et la possibilité de se ravitailler semble compliquée. Nous ne pourrons malheureusement pas les dépanner, notre huile n’étant pas la même. Ce problème n’avait pas l’air d’être d’une très grande importance.

Ici la médecine est encore traditionnelle, faite à base de plante. Nous rencontrerons le médecin du village. Une tradition qui va de père en fils, mais qui malheureusement se perd comme beaucoup d’autres traditions. Il n’y a pas d’hôpital dans tous les villages.

Un village qui s’agrandit et où la place sur l’île se fait rare. Certains se retrouvent sur la côte au vent où les vagues peuvent être dangereuses. Le village étant aussi grand que l’île, ici aussi les habitants devront un jour quitter ce lieu pour en trouver un autre plus sécurisant. Un joli village, par moment coloré par des guirlandes. Nous seront accompagnés par bon nombre d’enfants durant notre déambulation dans les rues.

Nous assisterons même à des danses accompagnées de flûte et de maracasses. Un moment que nous garderons pour nous, car les appareils photos et caméras ne sont pas les bienvenues. Il faut savoir que la population n’apprécie pas beaucoup de se faire prendre en photo, en particulier les femmes. Il faut vraiment demander avant d’effectuer la capture. Dans certains villages, certains endroits sont interdits d’être pris en photo.

Dans ce village, nous déposerons notre frigo marchant au gaz. Ce frigo étant trop énergivore, nous décidons de faire plaisir à des personnes qui en on besoin. Par principe, nous proposerons un troc. Nous troquons donc notre frigo contre un mola, des winnies, un repas et des légumes et des fruits. Je crois bien que nous avons fait des heureux ce jour-ci.

Le lendemain, au lever du jour des dizaines et des dizaines de pirogues partent sur l’eau en direction du continent pour prendre soin de leur culture. Un spectacle grandiose accompagné du calme et du chant des oiseaux. La boule de feu prend place gentiment dans cette immensité bleue parsemée de blanc. Un spectacle unique ce matin là, un spectacle que nous n’oublierons jamais.

Nous continuons notre montée

Vidéo en lien: Des eaux incroyables, San Blas.

24 way points entre les cailles pour faire 25 milles, c’est ce qui nous attend pour atteindre Ratones, une île inhabitée. La navigation au San Blas est particulière. Il y a peu de cartographie précise, la meilleure à ce jour est le guide Bauhaus que nous utilisons et qui ne présente à ce jour aucune erreur. Il est de mise dans des navigations comme celle-ci d’être attentif et d’avoir un contrôle visuel assidu. L’eau n’est pas forcément claire et nous nous fions à nos cartes. Nous essayons de prendre en compte la luminosité ainsi qu’un ensoleillement au zénit ou arrière pour augmenter la bonne visibilité.

Arrivés à Ratones, nous nous apercevons que la houle rentre par le sud ainsi que par le nord, bien que la barrière de corail soit importante. Sachant que la houle n’est pas en baisse, nous décidons de revenir 2 miles en arrière pour aller à Snug Harbour. Mouillage situé autour de plusieurs îlots. Un endroit très beau et sauvage. L’eau est plus clair qu’auparavant et les enfants ont hâte de s’amuser dans l’eau. Un village est situé à un peu moins de 2 miles de là.

A peine ancré qu’un bateau vient nous proposer langoustes et poissons. Nous savons que par ces temps de Covid, les temps sont dur. Nous leur achèterons trois belles langoustes. Un peu plus tard, un villageois parlant anglais vient nous demander un comprimé pour le mal de tête. Très curieux, il finit dans notre cockpit puis à visiter notre bateau. Il nous en apprend plus sur sa culture et nous propose de rejoindre sa petite île familiale pour nous vendre des noix de coco. Nous buvons du jus de coco frais. Il nous explique que les noix de coco avec des repousses sont mangés. Il suffit de couper la noix de coco et au lieu de trouver de l’eau de coco, vous mangez quelque chose de spongieux qui goûte la coco bien sûr. Nour repartirons avec trois coco sèches également. Nous prenons rendez-vous un peu plus tard pour visiter son village.

Son village se nomme Playon Chico, un village de 3000 habitants. Nous nous amarrons avec notre annexe au ponton de la police panaméenne. Nous sommes étonnés de sa présence, car les Kunas ont leur propre police. Thomas nous explique que c’est une plaque tournante de la drogue et la police est là pour les protéger. Un pont relie l’île au continent. Les habitations sont toutes sur l’île, seuls se trouvent sur le continent, l’école, une église Mormon, le cimetière et les cultures. Les cimetières sont toujours dans les montagnes dans la culture Kuna. Les montagnes représentent le ventre de la femme enceinte. Le défunt retrouve le ventre de sa maman, le cycle continue. Le village est plus grand, sa localisation est plus près des grandes villes, de ce fait ici le port du masque est plus présent et nous ressortons notre masque. Je vous épargne les ronchonnements des enfants, surtout avec une chaleur écrasante. Ce que nous apercevons dans ce village plus grand, ce sont les ruelles qui deviennent plutôt des rues, il y a beaucoup plus de bâtiments en dur et pour certaines plutôt moderne. Qui dit village plus grand, dit 7 églises et 7 religions différentes. La présence des cameras semble être moins tolérées. Nous resterons donc discret sur les prises de vues. Dans ce village, nous osons poser la question de pourquoi le plastique est en si grande quantité et pourquoi il n’est pas ramassé. Il nous explique que cela fait comme une digue, empêchant l’eau de trop monter. Nous comprenons maintenant un peu mieux pourquoi les plastiques sont aussi présents. Mais cela n’explique pas tout. Le plastique à l’intérieur des villages n’aident pas à grand-chose en terme de montée des eaux. La culture du déchets et sa sensibilisation ne sont pas du tout les mêmes que chez nous. Nous avions également remarqué cela en Colombie. Difficile de supporter de voir tout ce plastique, difficile quand quelqu’un jette sa bouteille à la mer devant toi. En même temps ce n’est pas ces petits villages qui ont l’indice carbone le plus élevé.

Nous voyons beaucoup de fèves de cacao séchées devant les maisons. Thomas nous explique que celles-ci sont utilisées, une fois séchées et posées sur des cendres, pour faire fuir les mauvais esprits.

Vous vous demandez comment est le système d’évacuation des eaux usées. Dans certains villages, il y a un endroit où tout le monde fait ses besoins au même endroit. Chacun fait son trou. Dans les villages où il n’y a plus de place, les maisons les plus aisées ont des WC, il y a sinon quelques petites maisonnettes situés au-dessus de l’eau pour les habitants.

Ce qui est très agréable, c’est qu’à aucun moment les enfants nous réclament quelques choses. Ils sont juste très curieux et aiment échanger avec nous.

Cap au nord des San Blas

Un endroit réputé pour sa beauté des plages et de son eau. Un endroit aussi plus touristique et peut-être moins typique. Nous arrivons à Green Island, une superbe île déserte avec une eau dingue ! Une île protégée par deux barrière de corail, ce qui permet de faire le tour de l’île en paddle. Se promener dans l’île est difficilement faisable car assez dense en herbes. Une île constituée essentiellement de coco comme la plupart des îles et qui sert donc aux commerces pour les Kunas. Des paysages paradisiaques, des troncs de palmiers à fleur d’eau servant de plongeoir aux enfants, les enfants se promènent en paddle et profitent de se baigner à l’arrière du bateau. Personne ne vit sur cette île, mais de nombreux bateaux ou pirogues viennent jusqu’à ici soit pour pêcher et au passage demander si nous souhaitons acheter du poisson, soit pour la culture de la coco ou tout simplement pour vivre du tourisme en vendant mola à toutes les sauces, proposition de fruits et légumes, essence et évacuation des poubelles. Le nombre de bateau au mouillage est beaucoup plus grand, mais vu l’étendue des mouillages et le nombre de mouillage, il est facile de ne pas être collés les uns aux autres.

Nous remontons encore un peu plus au nord-ouest jusqu’à l’une des dernières îles, Cayos Chichime. Nous attraperons une belle bonite. La revanche de la navigation d’avant où nous avons perdu un leurre. Nous profiterons de faire des sushis et les dégusterons en compagnie de notre bateau copain Sanuk après un bon moment plage. Encore une île splendide, ou plutôt des îles.

Depuis un mouillage, il est possible de s’aventurer avec l’annexe sur les îles avoisinantes. Des îles habitées par quelques maisons. Des habitants très accueillants. Nous n’avons pas ressentis vraiment de différence dans ces îles du nord, mais nous n’avons pas été non plu dans un village. Les Kunas en bateau vivant du tourisme sont agréable et acceptent qu’on ne veuille pas forcément leur acheter quelques choses. Les prix sont légèrement plus élevés par rapport aux îles du sud.

Nous achèterons à un pêcheur une énorme araignées de mer de 1,8 kg, enfin Patrice ! Elle nous a donné énormément de travail, mais cela en valait largement la peine. Dégustée avec une mayonnaise faite maison, nous nous sommes régalés, nous adultes. Les enfants n’ont pas apprécié mais y ont goûté bien entendu !

La navigation dans les San Blas est un très beau terrain de jeu. Nous nous sommes régalés lors des navigations et le choix des îles est gigantesque. Cependant la météo est à prendre en compte et nous devons quitter ce bel endroit pour rejoindre le Panama afin de faire nos formalités d’entrée. Nous voulions revenir dans ce beau lieu, mais la navigation en sens inverse ne nous donne pas très envie. Nous savons que nous aurons l’occasion de revoir de belle plage et des eaux turquoises. Notre souhait était de pouvoir découvrir cette culture Kuna et c’est chose faite. Nous avons passé plus de temps dans les villages que dans les îles désertes. C’est sans regret que nous continuons notre route vers Panama, que nous souhaitons découvrir. Ce pays a certainement plus à offrir pour les voiliers que sa réputation de simple passage du canal de Panama.

Un moment pour méditer :

Des moments intenses qui sauront nous ressourcer durant les moments plus difficiles.